Déclarations d’amour

Belle princesse,

Après vous avoir vu danser, je voudrais bien vous

Voir m’accorder une oreille attentive afin de

Prendre, sans plus tarder et où bon vous semblera,

Le temps de vous exposer mes sentiments à votre égard qui volettent

dans tous les sens. Car en effet, Je sens grossir en moi cette lourde

tâche de vous avouer que c’est votre grâce qui me turlu-

pine. Ma foi, c’est incontrôlable. Aussi, je voudrais que vous me preniez par

la main, ma timidité m’empêchant de vous courtiser. Et malgré vos soupirants, je ne saurais faire

la queue pour vous montrer à quel point nous sommes faits l’un pour l’autre. A la vérité, je suis un

bien piètre parleur mais, tel le marsupial, je sais fouger un

bon coup. Et je voudrais tant que vous me donniez la chance de vous

le prouver derechef en m’accordant dès maintenant un

baiser. Tandis que je vous serais si reconnaissant de bien vouloir me laisser vous

aimer comme l’unique femme de ma vie que je sens poindre en vous. Car je dois le con-

fesser, avec force et conviction,

Ce coup de foudre ne restera pas sans lendemain, et je vous aimerai

Jusqu’à la fin des temps.

REPONSE DE LA PRINCESSE

Mon beau prince,

Quelle chance que la mienne car enfin je vais pouvoir me faire

belle pour un homme qui en vaille vraiment la peine. Car en vérité, de l’amour je peux vous pro-

mettre. Encore et encore. Je n’ose imaginer qu’un frein s’immisce entre nous. D’évidence, je suis

en train de tomber éperdument amoureuse de vous. En moi, je sens poindre cette douceur

chaude. C’est tout mon être, tout mon corps, qui frémisse à l’idée de vous sentir

Si proche de mes sentiments. Oui, je le sais : l’amour n’est que folie ! Mais encrée

en moi si profondément… Tant et si bien que c’est pour toujours que je voudrais avoir votre manche

princière autour de mes frêles épaules. Après tout, un coup de foudre n’est rien qu’une mise

en bouche. Mais soyez assuré que je ne compte pas m’arrêter là, car je voudrais aussi la prendre,

cette rencontre, comme une promesse de longévité, ne sentant pas en vous le genre d’homme qui agirait

par derrière. Cette histoire s’écrira dans les annales. Et ce soir, chez moi, vous allez me

faire le plaisir de venir prendre une tasse de thé et des muffins que je viens tout juste de

fourrer. Je vous laisserai alors volontiers me prouver que vous êtes un

Prince. Celui que j’attendais depuis si longtemps mais aussi et surtout un homme de

bon coup.

Lettre à Rosy

Toulouse,                  Le 25 septembre 2020

Ma Rosy,

Pas ça Roselyne. Pas aujourd’hui. Pas maintenant. Pas après tout ce que tu as fait…

Cette lettre est une lettre d’amour à l’aide. Je t’aime ma bachelorette mais j’ai besoin de toi. Le monde de la culture a besoin de toi. Comme bon nombre de français, tu es ma politique préférée, car tu n’es pas politique. Je chérie l’ensemble de ta carrière comme une œuvre en tant que tel, en ce compris l’épisode de diffamation nadalienne qui contribue encore plus à la légende de celle qui dit.

Comme je le disais avant la pommade, la culture a plus que jamais besoin de toi. Les bars, les festivals, les évènements sportifs, le cinoche, le théâtre, tout ce petit monde se meurt peu à peu. Dans ce gouvernement de casse-bonbons, le contre-pouvoir c’est toi. Le sinistre Véran nous emmerde depuis des mois avec ses masques et ses gestes barrières, pourquoi pas. C’est son rôle. Mais pas le tien. Toi, tu mets fin aux aides de Matzneff. Ce sont de vrais sujets qui t’affairent (Même si tu t’es laissée aller sur les dix petits nègres…)

Aussi, je t’enjoins à prôner l’irrévérence si chère à la culture. Dans la culture le masque est une farce, pas un garde-fou. Alors au diable, les places limitées, les masques obligatoires, les gestes barrières. Ouvrons les vannes, trouons nos masques et foutons le bordel ma Roselyne. La culture n’a rien de scientifique. Elle n’est même pas sérieuse. Alors sa cheffe doit se montrer à la hauteur et s’élever encore pour que chacun de nous puisse en jouir. Peu me chaut que mamie jacqueline – et l’univers sait combien je l’aime – décède d’un sombre virus, pourvu que ce soit au nom de la culture. La seule et unique raison de vivre avec l’amour. Je préfère mourir dans l’excès que vivre en pisse-froid. Car au fond, je sais que tu sais que Bedos à raison. Il a tellement raison que ce n’est plus Nicolas le « fils de », mais Guy le « père de ».

On porte tous des masques. Depuis toujours. Mais le bleu de ce masque n’a rien de ciel, il est gris. Et il nous enferme.

Ouvre les restaurants ma Rosy, laisse les bars nous enivrer comme avant. Ne donne pas d’argent au cinéma, mais donne nous plutôt l’envie d’y retourner. Empêche-les de nous empêcher. Tout n’est pas fragile. Ta destinée, c’est l’espoir d’un monde qui ose. Ta destinée c’est de se poser comme celle qui s’oppose en grimpant sur le bûcher des réseaux sociaux. Fière et forte.  

Tu es une femme de gout, comme en atteste les différents ministères par lesquelles tu es passée et je compte sur ta voix suave pour dire ce que tu as à dire.

Ce que j’espère avec cette lettre ? Une réponse me faisant état de la politique que tu comptes mener au nom de la culture.

PS : Je profite de cette tribune pour souhaiter l’anniversaire de mon ami Victor C. (qui serait enchanté d’un petit mot de ta part également).

Tristan Mausurga

Lettre de cessation d’imposture (Winamax)

Mail reçu de l’équipe Winamax portant de lourdes accusations :

Bonjour Tristan,

Nous vous informons que votre compte ++++++ a été bloqué.

En effet, nous avons constaté une collusion entre vous et un autre joueur sur nos tables de jeux.

Nous vous rappelons que la collusion est une manœuvre frauduleuse et interdite consistant à jouer en équipe avec un ou plusieurs joueurs à l’insu de vos adversaires, et ainsi de bénéficier d’un avantage déloyal.

Ce comportement constitue une grave infraction à nos conditions générales d’utilisation et est à l’opposé de l’éthique défendue par Winamax.

Notez qu’il est également strictement interdit de donner ou de demander des indications sur une main lorsqu’elle est en cours, de transférer volontairement des jetons ou d’éviter d’affronter un adversaire afin de l’avantager.

Winamax prend très au sérieux toute forme de tricherie, et ne peut en aucun cas tolérer que des joueurs s’y adonnent sur ses tables.

Nous vous invitons donc à nous envoyer une explication honnête afin que notre département Sécurité & Fraude puisse statuer sur le déblocage éventuel de votre compte Winamax.

Merci de votre compréhension et de votre coopération.

L’équipe Winamax

LA REPONSE :

Monsieur l’agent de la sécurité,

Je me remets à vous après la récente désactivation de mon compte winamax suite à des soupçons de collusion avec un autre membre de la communauté. Je vois très bien à qui vous faites allusion avec cette collusion voyez-vous. Aussi je ne souhaite pas rentrer dans une défense absurde et j’admets connaitre +++. Cela étant dit, bien que nous connaissant depuis le CM1, nous sommes aujourd’hui de respectables ressortissants français et il nous est insupportable que notre honneur de citoyens soit remis en cause dans cette triste affaire. Nous jouons parfois ensemble, certes. Nous nous connaissons, certes. Il nous arrive parfois même de partager un lit. Mais jamais il ne nous est venu à l’idée de jouer de connivence.

Sauf le week-end dernier.

Sans rentrer dans les détails, nous sommes partis ensemble nous ressourcer en suisse après une année difficile pour +++. Nous y avons pratiqué le cyclisme, la pêche et donc le poker.

Sachez tout d’abord que le repas du samedi midi (Blanc de poulet, pâtes sauce pesto vert) avait été accompagné de bouteilles de vin de bonne facture. Aussi, l’ivresse aidant, nous perdîmes malencontreusement conscience des conditions générales d’utilisation de Winamax (que nous connaissions pourtant, avant d’être bourrés, sur le bout des doigt). Et nous avons fauté…

Jouant quelques parties de Killer à 50 centimes sur les mêmes tables, nous reconnaissons avoir délaissé quelques jetons ça et là au profit l’un de l’autre. Il y a peut être eu par moment des complaisances. Des égarements. Mais n’avez-vous donc jamais été saouls ?

Cela étant dit, nous vous prions de bien vouloir étudier notre dossier. Et de nous pardonner. Nous reconnaissons notre faute. Nous nous engageons à ne plus jamais jouer aux mêmes tables s’il le faut (Une exception pour les tournois Freerool serait grandement appréciée). Nous sommes également prêts à ne plus jamais tricher, même au président. Mais par pitié, ne nous coupez pas de notre passion.

Car sans le poker, nous ne pourrons plus nous envoyer un texto tous les matin à 10H59 nous informant que le freeroll de 11H est imminent.

Sans le poker, le temps passé aux toilettes n’aura plus la même saveur.

Sans le poker, nous ne saurons plus quoi faire au travail.

Nous avons fait une erreur, que nous regrettons aujourd’hui amèrement. Nous sommes prêts à en assumer les conséquences. Mais si il n’y en avait pas, ce serait mieux.

Nous nous en remettons à vous et espérons que vous comprendrez que l’humour est notre seule défense. Même si nous souhaitons sincèrement que nos comptes soient réactivés.

PS : Comme il est hors de question de tomber seul le cas échéant, sachez que Jajasdepic est de mèche.

Souhaitant sincèrement sortir dignement de cet imbroglio, je vous prie de croire, Monsieur l’agent de sécurité, en mon sentiment dévoué.

Tristan Mausurga

Fesse-moi encore

Aujourd’hui, on va parler de la fessée. Un sujet qui me tient à cul. La fessée qui fait son grand retour dans le débat parlementaire et qui va donc être « symboliquement » interdite.  Dans cette rubrique, je vais m’attacher à analyser le meilleur des propositions de nos politiques. Disons que je suis plus proche du chômdu que du burn out, mais au moins en cas de page blanche, j’ai déjà l’excuse.

C’est pas évident de faire le tri parmi toutes les propositions de lois. A tel point qu’après avoir mis des quotas pour imposer l’égalité homme femme dans le gouvernement, on se demande pourquoi ils n’ont pas fait pareil avec les bonnes idées. Qu’il y en ait quand même une de temps à autre. En cherchant bien, j’ai trouvé la fessée donc.

Alors, attention, je ne vous parle pas de celles auxquelles sont habitués les sportifs français depuis que Coubertin leur a expliqué que l’important c’était de participer. Non je vous parle de cette menace parentale qui consiste à dire : « tu la vois cell-là ? »

On ne va pas de mentir, cette loi anti-fessée, c’est clairement LA bonne idée : elle dénonce notamment le fait que : « la violence subie au sein de la famille apprend à l’enfant que l’on règle les conflits par la violence et par le rapport de force ». Or comme chacun sait depuis que marguerite Yourcenar l’a écrit : « c’est quand tu as un frelon sur les couilles que tu comprends que la violence n’est pas forcément la solution ».

La force de cette proposition de loi, comme le souligne les parlementaires, c’est qu’elle sera : « un levier d’action efficace pour réduire les maltraitances, l’échec scolaire, les maladies, les suicides, les comportements anti-sociaux et la délinquance qui découlent de ces modes d’éducation ». Moi ce que je constate c’est que cette proposition de loi manque un peu d’ambition quand même. Mais je la soutiens totalement. Et je vais vous dire pourquoi.

Tout d’abord parce j’ai moi-même testé la fessée. Pas en tant que donneur mais en tant que receveur. Petit, j’en ai soupé de la fessée. Et aujourd’hui, je me pose cette question de savoir si je méritais plus la première fessée que je recevais après avoir décollé et bouffé le papier peint de ma chambre ou bien la deuxième fessée que je prenais après avoir répondu à ma fesseuse de mère : « même pas mal ». La seule chose dont je me souviens avec précision, c’est qu’aux mains bagouzées de ma mère, je préférais les mains burinées de mon père qui avaient l’avantage d’être nues. Toujours est-il qu’à force de fessées, et pour reprendre Anatole France, mes parents ont bien fini par réussir à mes faire entrer les vertus par le cul !

Passé ce récit émouvantionnant sur l’histoire de mon derrière, je tiens à préciser que ce texte se positionne plus comme force de proposition que comme solutionneur. Une sorte de lanceur de pistes.

En voici donc quelques-unes que je propose modestement pour ceux qui sont pourvus des attributs leur permettant de s’adonner au reflexionnement :

Comme première proposition, je reprendrais celle d’Agnès Buzyn, notre ministre de la santé à tous et mon mentor en termes de bonnes idées. Il y a quelque mois, elle a pu se prononcer en faveur de l’interdiction de la cigarette dans le cinéma. Suivant son raisonnement, je pense qu’il serait bon d’interdire toute chanson faisant référence de près ou de loin à la fessée. Car les chansons inciteraient nos jeunes à vouloir fesser ou se faire fesser. Ainsi, Adieu ! Adieu la fessée de Luce. Adieu la petite fessée du dimanche soir des coquettes. Adieu l’apologie de la fessée de Pierre Chêne. Ou encore Adieu Mylène Farmer et son Pourvu qu’elles soient douces. Aller hop ! Ça dégage ! Sans oublier bien sur celui que j’appellerai le Jaques Mesrine de la chanson : George Brassens qui prône en même temps la cigarette ET la fessée dans sa chanson éponyme « la fessée ». Là, on est quand même sur un forcené de la violence.

Pour aller plus loin et donner toutes leurs chances de bientraitance à nos chérubins. Je propose de mettre en place un nouveau dispositif : « alerte fessement ». Il s’agirait de pourvoir chaque enfant sur le territoire national d’une sorte de bipper relié par satellite et qui leur permettrait, en appuyant simplement sur un gros bouton rouge, de prévenir les autorités qu’ils sont victimes de fessage. Un message d’alerte serait automatiquement envoyé au ministère de l’éducation tandis que le visage du fesseur apparaitrait sur tous nos écrans. Je travaille déjà sur ce projet pour arriver à fournir aux enfants un boitier suffisamment petit pour rentrer dans leur cartable sans pour autant prendre la place du gouter. Un projet ambitieux donc, mais qui je crois, est nécessaire.

Autre proposition : Pour alimenter les tribunaux des réseaux sociaux, je propose un nouvel # :  #balancetonfesseur. Qui serait dédié aux bouts d’choux qui pourront là encore, dénoncer anonymement toute agression de fessement. Je pense également qu’une page facebook pourrait être efficace pour recueillir tous les témoignages. Un Wall of shame en quelque sorte.

Alors, n’allez surtout pas pensez que je suis contre toute idée de punition et que je me pose en défenseur d’un laxisme éducatif pourvoyeur d’enfants rois. Pas du tout, Pas du tout !  Non. L’enfant, quand il a commis une bêtise doit le savoir. Et doit donc être puni. Mais frapper le petit parce qu’il a lui-même tapé sur sa frangine, pas sûr que la logique soir évidente.

Je suis donc pour la punition. Mais je pense qu’au lieu de fesser l’enfant, il faut le responsabiliser. Le traiter en adulte. D’égal à égal. Et trouver des solutions plus adaptées que la fessée en termes de punition.

Exemple, le petit Oscar qui a sauté à pieds joints dans une flaque et qu’il a salopé sa belle salopette toute neuve. Là, papa a les glandes, mais comme punition alternative à la fessée, je préconise deux mois de prison avec sursis. Avec peut-être une circonstance atténuante, si Oscar portait des bottes au moment des faits.

Si Oscar se montre cruel avec votre poisson rouge en le balançant vivant dans la cuvette des toilettes, je pense qu’il faut y aller fort, à coup de buzyn, et prévoir de la prison ferme. Tolérance Zéro.

Enfin, si Oscar fugue, il m’apparaît évident que la pose d’un bracelet électronique empêcherait toute tentative de récidive.

Avec ces propositions fortes, je pense qu’on a là quelques pistes intelligentes.

Nul doute qu’elles seront « un levier fort » pour reprendre l’expression des parlementaires pour mettre véritablement fin aux comportements anti-sociaux, à la famine en Afrique, à la violence dans le monde, au virus de l’hépatite A voir B, n’ayons pas peur de l’optimisme.

Bien à vous,

Tristan Mausurga

Candidature chasseur d’asperges

Offre d’emploi :

Ramasseur d’asperges vertes
travail à mi temps tous les matins environ 3 heures (dimanches et jours fériés inclus)
saison de fin mars à début mai (environ 7 semaines)
Pas d’expérience exigée
Formation assurée sur place et matériel de récolte fourni
Rémunération au smic (9,88 €/heure) dimanches et jours fériés +25%
Prévoir bottes et vêtements de pluie
Envoyer cv par mail

Lettre de motivation : 

 Madame, Monsieur,

L’asperge ça me connaît !

Pour vous faciliter la tache dans votre recrutement, j’ai décidé de mettre moi-même vos observations directement dans ma lettre. Observations que je mettrai en vert. (+1 pour le postulant, on parle d’asperges vertes et il écrit en vert, il a le sens du détail.)

Soucieux, par nature, du bien être animal, je ne peux me résoudre à faire souffrir une asperge. Aussi, pouvez-vous me confirmer que les asperges n’ont pas le temps de souffrir dans votre processus ? (+2 pour le postulant, il a une approche moderne du métier.)

En fin connaisseur, j’attire votre attention sur le fait que les asperges poussent sur les arbres. On ne parle donc pas de « ramasseurs » mais de « cueilleurs ». Même si à titre personnel, je préfère l’appellation « chasseur d’asperges ». (+3 pour le postulant, il connaît son affaire mieux que moi, je vais pouvoir apprendre pleins de choses de lui, et ce gratuitement.)

Curieux de nature, je me pose des questions. Pouvez-vous me confirmer qu’il n’y a absolument aucun rapport entre le syndrome d’asperger et les asperges ? J’attends toujours qu’on m’en apporte la preuve. Avouez que la ressemblance des mots est tout de même troublante. (+4 pour le postulant, il est curieux.)

Comme vous avez pu le constater à la lecture de cette lettre, je m’ennuie. Si vous pouviez me sortir de ma torpeur en me donnant le job, ce serait gentil.  (+5 pour le postulant, il est con mais je n’aurai à le supporter que 7 semaines.)

Dans l’attente de vous offrir (si, à ce salaire là, c’est de l’offrande) ma force de travail,

Je vous asperge de bon sentiments.

Tristan Mausurga

 

 

Lettre de motivation généraliste

Toulouse, Le 14 juin 2019

Madame, Monsieur,

Je serai bref. Vendredi dernier, je me suis levé la gueule en vrac. Les motifs de mes draps incrustés dans la peau. C’était un matin comme un autre. Alors pour lancer la machine, j’ai enclenché la routine :  pipi, café, douche, pause dressing (enfin tiroir Ikea) re café. Un petit coup d’œil à la fenêtre pour prendre la météo. Le soleil était à sa place. La journée pouvait commencer. Sauf que…

Sauf que ce jour là, deux grains de sable sont venus perturber ce ronron quotidien :

Un : j’ai oublié mes clefs chez moi.

Deux : j’ai vu votre annonce sur Facebook.

Deux choses fondamentalement indépendantes qui, combinées, m’ont amené à cette lettre.

Comme chacun d’entre nous, ce n’est que sur le palier, le soir, que j’ai réalisé que j’étais à la porte. Le genre de moment où tu te dis que ça n’arrive qu’à toi. Ta batterie en berne, ton coloc en vadrouille, t’es bien…

Pour faire face à cette situation, je me suis rappelé qu’il faut rester maître de soi en toute circonstance : j’ai gueulé un bon coup.

Puis, après avoir dégueulé tout mon soûl de frustration sur le paillasson, j’ai filé à l’auberge de jeunesse d’en bas. Ouverte 24 heures sur 24 et qui à l’avantage d’être « connectée ». Sur Facebook, je demande à mon coloc quand est-ce qu’il compte rentrer me sortir de cette mauvaise passe. Et c’est là que je suis tombé sur votre annonce. Qui est, elle, tombée comme un cheveu sur la soupe de ma vie professionnelle. Oublié l’oubli de mes clefs. J’ai commencé cette lettre. Sans tarder. Comme si ma vie en dépendait. Avec la frénésie de Tom Hanks cherchant à sauver Wilson de la dérive. Sur le moment, c’est l’excitation. Je me projette. Je m’y vois déjà. Les mots se succèdent. Les idées fusent. Cette lettre sera celle qui va changer le cours de ma vie. C’est certain ! Je la termine. Je souffle. Je me relis…

Oups… C’est chiant. Une horreur. Une lettre qui te dégouterait l’agrégé de littérature le plus chevronné. Alors je pense, au fait, ça sert à quoi une lettre de motivation ? A dire qui l’on est ? A expliquer le pourquoi du comment de sa motivation ? Non. La lettre de motivation n’a qu’un seul et unique but : l’entretien.

Est-ce que j’apprécie ce que vous faites ? Est-ce que j’ai un bon relationnel comme 100% des gens qui écrivent des lettres de motivation ? J’aime le travail d’équipe ? Tout ça, vous le savez déjà si je prends le temps de vous écrire. Alors non. Définitivement cette lettre est à mettre aux oubliettes. L’inspiration, c’est comme la marmotte, si tu la cherches t’es certain de jamais la trouver.  Alors je vais attendre patiemment qu’elle vienne. D’autant plus que mon coloc est arrivé.

Il passe donc me secourir. On monte les marches de l’escalier. Il regarde le paillasson avec un œil bizarre. Il ouvre la porte. On rentre. Je cherche de suite mes clefs. Introuvables. Je retourne l’appart qui se retrouve alors presque à l’endroit. Rien. Que dalle. Je vérifie encore dans mon sac, même si je l’ai fait 1000 fois en arrivant chez moi.

Oh bah dis donc : mes clefs…

 Quel con.

A la réflexion, si je n’avais pas « oublié » mes clefs, je n’aurais peut-être pas vu votre annonce. Un signe ? Sans aucun doute. Alors pas une seconde à perdre. Il faut que je l’écrive cette nouvelle lettre. Je m’y mets sans tarder.

Cette lettre, c’est celle que vous lisez en ce moment.

Je dois vous dire pourquoi je vous écris : parce que j’ai paumé mes clefs. Et obtenir un entretien avec une telle lettre de motivation, c’est le genre de choses où tu te dis que ça n’arrive qu’aux autres. Pour une fois j’aimerais bien que ça m’arrive à moi aussi !

Je m’en remets à vous.

Une promesse d’allégresse,

Tristan Mausurga

 

MORNEURONE

Scène complètement vide et noire. Aucun accessoire visible. Les personnages sont tous vêtus de noir (ou de blanc) de la tête au pied. Ils se réveillent dans un endroit inconnu.  Le rythme des répliques débute lentement et s’accélère au fil de la scène.

UN. Merde alors. Ou est-ce qu’on est ?

DEUX. Je sais pas moi.

TROIS. Qu’est-ce que c’est que ce délire ? Il n’y a rien ici… (un temps)  Et vous ? Qu’est-ce que vous foutez là ?

DEUX. Et toi ?

TROIS. Mais j’en sais rien.

DEUX. Bah nous non plus.

TROIS. Mais vous reconnaissez cet endroit ? Vous êtes déjà venus ?

UN. Tu sais bien que non. Et puis on était ensemble hier soir.

TROIS. (De plus en plus paniqué) Ouais, on était ensemble, mais dans notre dortoir. Tu peux m’expliquer comment on s’est retrouvé ici ?

UN. Calme-toi. C’est pas en braillant que tu auras des réponses. On se pose et on réfléchit. Il y a forcément une explication rationnelle à tout ça.

(Ils observent leur nouvel environnement.)

DEUX. On dirait que tout a été déménagé à la va-vite.

TROIS. Ça donne l’impression d’un départ précipité.

UN. Je pense que c’est plus grave. Je crois bien qu’il n’y a jamais rien eu ici. Qu’il ne s’y est jamais rien passé.

TROIS. Tu crois ?

UN. Mais regarde autour de toi. C’est le vide. Le néant. Ça donne pas l’impression qu’il y ait déjà eu âme qui vive.

DEUX. Il a raison.

TROIS. Comment c’est possible ?

UN. J’en sais rien.

TROIS. Et nous ? Qu’est-ce qu’on fout là ?

UN. J’en sais rien.

DEUX. On s’en fiche de savoir comment on est arrivé ici. Ce qui compte c’est de dégager, et vite fait. Pour les explications, on verra après.

UN. J’suis bien d’accord mais tu vois une issue toi ? On dirait qu’on est enfermé de l’extérieur.

TROIS. Ça m’en a tout l’air… Mais pourquoi ?

UN. J’en sais rien. Et arrête de me poser des questions comme si j’avais des réponses. Je suis pas plus avancé que vous les gars. La seule chose que je sais c’est qu’on est tous les trois réunis dans un face-à-face contre le vide.

 (Un temps – ils observent leur environnement.)

DEUX. C’est quoi ça ?

UN. Ça ressemble à une synapse.

DEUX. Une synapse ?

TROIS. Ça m’en a tout l’air. Toute rabougrie. Mais une synapse quand même.

DEUX. Qu’est-ce qu’elle fiche ici ?

UN. Jusqu’à preuve du contraire, trouver une synapse dans un cerveau n’a rien d’anormal, détends-toi.

TROIS. Ça voudrait dire qu’on est dans le lobe temporal ?

DEUX. Ou l’hypothalamus ?

UN. L’amygdale ?

TROIS. Attends… Tu peux m’expliquer comment trois neurones de compète comme nous, incarnant la crème de la crème et officiant normalement dans le bulbe rachidien peuvent se retrouver larguées du jour au lendemain au fin fond du lobe temporal sans même qu’on ait été averties ? Il y a un truc que je pige pas là.

DEUX. C’est vrai que c’est quand même pas normal ça, putain. On trime pendant dix ans pour se faire nos galons. Plus dix ans pour avoir le statut de Neurostar. Et tout ça pour quoi ?  Pour être mutés du jour au lendemain – et sans préavis – dans le trou du cul du cervelet ? Sérieux ça me gonfle. C’est encore un test à la con, c’est certain.

UN. Calme-toi. Surtout qu’on n’est pas au bout de nos surprises j’ai l’impression.

DEUX. Comment ça ?

UN. Visiblement, on n’a pas été mutés dans une autre zone du cerveau… on a été transférés…

TROIS. Tu veux dire qu’on nous aurait transférés … dans un autre cerveau ?

UN. Ça m’en a tout l’air. Ça sent la lobotomie à plein nez les gars.

DEUX. Mais pourquoi ?

TROIS. Et pourquoi nous trois précisément ?

DEUX. Vu nos états de service, c’est un test je te dis. Ça sent la promotion les gars.

UN. T’es con ou quoi ? On bosse tous les trois dans le bulbe rachidien. C’est le pentagone du cerveau ducon. Il y a rien au-dessus. Au contraire ça pue la sanction disciplinaire là.

DEUX. Mais j’ai rien fait moi.

UN. T’as rien à te reprocher ? t’es sur ?

DEUX.  (…)

UN. Et toi ?

TROIS. (…)

UN. C’est bien ce que je pensais.

DEUX. OK. Mais pourquoi ici ? Pourquoi dans ce vide intersidéral ? Pourquoi il n’y a pas un seul autre neurone ?

UN. Ça faut reconnaître que c’est vraiment étrange. C’est bien la première fois de ma vie que je ne croise pas un seul neurone dans un cerveau. Ça m’est bien arrivé une fois mais j’ai réalisé qu’en fait j’étais dans un pénis. Mais dans un cerveau je dois reconnaitre que c’est bien la première fois.

TROIS. Moi aussi.

DEUX. Moi aussi.

TROIS. Et puis tout est en format réduit. On se croirait dans un musée des miniatures. T’as vu cette synapse ? Elle est minuscule. Comment est-ce qu’elle peut fonctionner ?

UN. Tu vois bien qu’elle est hors service. Non, ce qui m’inquiète, c’est pas la taille des synapses, c’est leur nombre. Un cerveau ne peut décemment pas fonctionner avec si peu de synapse.

DEUX. C’est vrai qu’il y a de la place ici.

TROIS. Ça faut reconnaître que c’est immense. Et pourtant je me sens quand même à l’étroit moi. C’est plein de vide.

UN. (Il le coupe) Putain les gars, regardez ce que j’ai trouvé.

DEUX. Le tableau des idées. `

 (Ils l’analysent en silence.)

TROIS. Mais pourquoi il est vierge ? Comment c’est possible ? J’ai jamais vu ça.

UN. C’est pourtant l’affligeante vérité. Blanc comme neige le truc. Putain ça craint les gars. Je sais pas où on a atterri mais j’aime pas ça. J’aime pas ça du tout…

DEUX. Oh non… Me dit pas qu’on nous a transférés dans le cerveau d’un nourrisson et qu’il va falloir se retaper tout le boulot.

UN. Pas possible. Même dans le cerveau dans nourrisson le tableau des idées est rempli. C’est pas forcément des idées qui finissent au concours Lépine mais il y en a.

TROIS. Mais où est-ce qu’on est alors ?

DEUX. (Pris de panique) Tu crois que … non …

UN. Quoi ?

DEUX. Tu crois qu’on nous aurait transféré dans un cerveau handicapé ?

UN. Peut-être bien.

TROIS. Non les gars. C’est pas possible non plus. Je viens de trouver le graff des sentiments : il est complètement vierge aussi. Et même le plus handicapé des cerveaux fourmille de sentiments. Il en présente même souvent plus qu’un cerveau valide.

DEUX. Mais c’est quoi ce putain de délire ? C’est tout à fait impossible. Un tableau des idées vide. Un graff des sentiments vierge.  L’immensité remplie de vide. On est ou bordel de merde ?

TROIS. Je crois que je sais…

LES DEUX. Bah dis-nous.

TROIS. Regardez l’activité électrique de l’électroencéphalogramme. Aussi plat que la Belgique. Même sur un niveau à bulle, j’ai jamais vu une ligne aussi droite. Il n’y a pas dix solutions : on est dans le cerveau d’un mort.

LES DEUX. Dans le cerveau d’un mort ?

TROIS. Quasi sûr.

UN. Faut vérifier l’historique. Et à moins d’être tombé sur un mort-né, on trouvera forcément un historique. Tous les cerveaux en sont pourvus même les plus démunis.

(Ils cherchent … et ne trouvent rien)

DEUX. Rien. C’est vraiment incompréhensible.

TROIS. Ou alors ce serait dans le cerveau d’un animal ?

UN. Impossible. Ou alors on serait tombé sur le plus con des animaux. Mais je crois me souvenir que même le poulpe à une petite courbe sur le graff des sentiments. Ça peut être très affectueux un poulpe. Si si.

DEUX. Bon. Qu’est-ce qu’on fait ? On va pas attendre là comme des cons qu’il se passe quelque chose alors que visiblement il ne pourra jamais rien se passer ici.

UN. Je pense qu’il faut qu’on se sépare.

TROIS. Pas sûr que ce soit la meilleure idée. On va jamais se retrouver.

UN. Alors il faut tenter une expédition ensemble.

DEUX. Pour aller où ?

UN. On va faire une descente aux couilles. Au moins on est certain de trouver quelques neurones là-bas ! Et on avisera sur place. Ça vous va ?

LES DEUX. Ok

(Ils descendent aux couilles)

DEUX. (Affolé) Putain mais rien ici aussi.

TROIS. C’est pire…

DEUX. Comment ça ?

UN. Il n’y en pas ! Pas de couilles non plus !

DEUX.  Bah ça prouve juste qu’on est dans le cerveau d’une femme ! On est déjà plus avancés.

UN. Dans le cerveau d’une femme ? Impossible. Je refuse de croire qu’une femme puisse avoir une cervelle aussi noire. C’est à peine si on voit à deux mètres ici.

DEUX. Le cerveau d’un homme sans couilles alors ?

UN. Mais non, on n’a plus vu d’homme sans couilles depuis la collaboration.

TROIS. Le cerveau d’un homme politique dans ce cas ?

 (Blanc – ils continuent d’explorer)

DEUX. Qu’est-ce que c’est que ça ?

(Il ramasse une toute petite boite noire.)

TROIS. Ça a l’air vide.

(Il tape la boite.)

DEUX. Et ça sonne creux.

TROIS. On dirait la centrale de raisonnement.

UN. Mais non impossible. Elle sonne creux et elle est ridiculement minuscule.

DEUX. C’est clair. Elle ressemble plus à une caisse de résonance qu’à la centrale de raisonnement ta boite là.

TROIS. JE TE DIS QUE C’EST LA CENTRALE DE RAISONNEMENT.

DEUX. ET MOI JE TE DIS QU’UNE CENTRALE DE RAISONNEMENT AUSSI PETITE CA N’EXISTE PAS.

TROIS. La grosseur de la centrale de raisonnement, c’est comme la longueur du pénis, c’est très aléatoire.

DEUX. Ce serait une micro-centrale de raisonnement. Ça existe vraiment ? je croyais que c’était des chimères.

TROIS.  Ça m’en a tout l’air.

UN. Non non et non. J’ai déjà vu des micro-centrales de raisonnement. Et à côté de celle-là, elles ressemblent à l’Everest.

(Blanc – ils continuent d’observer leur environnement.)

UN. (Complètement paniqué, venant de réaliser) MERDE ….

LES DEUX AUTRES. (Affolés) Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a.

UN. Je sais ou on est les gars. Enfin je sais dans quel cerveau on est.

DEUX. Mais dis-nous putain.

UN. Mais réfléchissez bordel : on ne croise pas un autre neurone. Pas une l’ombre d’une idée. Pas une once de sentiments. On se retrouve au milieu du vide intersidéral. Du néant le plus total. La moindre synapse est minuscule. Rien n’émane de ce cerveau si ce n’est l’abrutissement total. L’inactivité la plus féroce. N’ayons pas peur des mots : cette cervelle à une capacité de raisonnement équivalente à celle d’un mollet de fourmi. On pourrait continuer à marcher comme ça pendant des heures qu’on se retrouverait encore et toujours seuls. Complétement désœuvrés. Comme des âmes en peine au milieu de ce cerveau incapable. C’est si plein de vide ici qu’on se croirait dans la vessie d’un mec qui n’a pas bu depuis un mois. La vessie d’un mec sans couilles qui plus est ! Ça ne vous met pas la puce à l’oreille. Vous ne comprenez donc pas ?

LES DEUX AUTRES. MAIS NON.

UN. (En pleure) … Un décérébré sans couilles. Il n’y a pas trente six solutions. C’est pas dans le cerveau d’un mort qu’on est les gars … c’est dans le cerveau d’un terroriste …

(Cris d’horreur)

 

RIDEAUX

15 juillet 2016

L’amour

 

              La seule chose que je sais de l’amour, c’est que c’est une histoire de peur. L’amour, on a peur de ne jamais le trouver et une fois qu’on l’a, on a peur de le perdre.

En amour, je deviens volontiers schizophrène. Je reste seul, mais à deux. J’apprends à me connaitre en m’oubliant. Je ne doute plus, sauf de tout. Je dors mieux seul, mais n’aime pas dormir sans toi.

En amour, Je suis fragile. Je suis à nu, au large des limbes du masque social dans lequel je me complaisais avant toi. Je sens que tout est possible, mais je m’en fiche. Trop occupé à ne rien faire avec toi. Parce que ne rien faire à deux, c’est déjà faire l’amour.

L’amour est un monstre qui me dépasse. Sans lui je suis tranquille dans mon ennui. Avec lui, je suis flamboyant dans ma tourmente. En une heure d’amour, je peux rire à m’en tordre le bide, m’énerver à m’en faire péter les veines, m’inquiéter, pleurer de joie avant de déprimer, exulter, avoir des idées blanches et rire de moi à en chialer, encore.

Oui l’amour se joue de moi. Tantôt je l’indiffère, tantôt il m’ignore. Ici, il me pète le cœur en deux. Là, il me trompe. Mais j’aime aimer. Je n’aime même que ça. Et si je le pouvais je passerais mes journées à aimer.

Et finalement, à 12 ans, je savais déjà ce que je voulais faire dans la vie : aimer.

Lettre de réclamation pour faire cesser un excès d’élogisme

Voici la toute dernière pépite. 

Contexte : afin de respecter la sensibilité de chacun, je ne retranscrirai pas ici l’annonce de mon ami épistolaire du jour, il s’agissait d’une annonce postée sur le site Leboncoin en vue de vendre une jolie maison sur Toulouse dans un quartier recherché. Mon ami du jour était pour le moins élogieux quand au bien qu’il vendait. Tout était « très beau », « très joli », « très spacieux », lumineux » et tutti quanti. L’annonce d’un esthète assurément. Or, c’est bien connu, une fois qu’on devient propriétaire, la moindre croûte qu’on accroche sur nos murs devient sublime !

L’annonce parlait notamment d’une maison « nichée dans un quartier très recherché », d’un « parquet en chêne massif » et « en bois exotique » et enfin d’un « plan de travail en corian ».

La lettre :

Bonjour,

Il y a trop de « très » dans votre annonce. J’en ai la nausée. A l’avenir merci de ne pas polluer mes recherches avec vos annonces racoleuses. Ce n’est pas bon pour mon fluide karmatique.

Et ce, quand bien même vous avez des niches dans le quartier, des parquets à gland ou encore des plans de travail en coriandre.

Merci

Tristan Mausurga (Pseudo du jour : Edgar)

La réponse (enfin, les réponses échelonnées sur 2 heures. Commencer la lecture des réponses par le bas) : 

CAPTURE LEBONCOIN

Lettre de renseignements pour culture de champignons dans une cave non humide

Description de l’annonce sur Leboncoin :

« Vend cave saine et sans humidité a 100m du capitol pour stockage ou tous autre »

Lettre de renseignements pour culture de champignons : 

     Bonjour,

    Je vous contacte pour votre cave. Je suis champignonnier et je suis actuellement à la recherche d’une cave pour domicilier mes champignons.

     Pour tout vous dire, je suis récemment allé en Sarthe pour ramasser des cèpes. Ce n’est plus vraiment la saison mais comme Le Mans sort tout juste de l’été indien, je me suis dit qu’avec un peu de chance, quelques cèpes aurait pu pousser.

     Malheureusement ce ne fût pas le cas et je suis rentré à Toulouse bredouille. Or, si je suis allé cherché des champignons en Sarthe c’est parce que j’aimerais en offrir à mes beaux-parents à Noël. Car mes beaux-parents sont gentils.

     Aussi, ma question est simple : Vous avez dit que votre cave n’est pas très humide, mais peut-on y élever des champignons ? Si oui, je souhaiterais la visiter sans tarder.

      Cordialement,

     Tristan Mausurga

La réponse:

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