Lettre à Rosy

Toulouse,                  Le 25 septembre 2020

Ma Rosy,

Pas ça Roselyne. Pas aujourd’hui. Pas maintenant. Pas après tout ce que tu as fait…

Cette lettre est une lettre d’amour à l’aide. Je t’aime ma bachelorette mais j’ai besoin de toi. Le monde de la culture a besoin de toi. Comme bon nombre de français, tu es ma politique préférée, car tu n’es pas politique. Je chérie l’ensemble de ta carrière comme une œuvre en tant que tel, en ce compris l’épisode de diffamation nadalienne qui contribue encore plus à la légende de celle qui dit.

Comme je le disais avant la pommade, la culture a plus que jamais besoin de toi. Les bars, les festivals, les évènements sportifs, le cinoche, le théâtre, tout ce petit monde se meurt peu à peu. Dans ce gouvernement de casse-bonbons, le contre-pouvoir c’est toi. Le sinistre Véran nous emmerde depuis des mois avec ses masques et ses gestes barrières, pourquoi pas. C’est son rôle. Mais pas le tien. Toi, tu mets fin aux aides de Matzneff. Ce sont de vrais sujets qui t’affairent (Même si tu t’es laissée aller sur les dix petits nègres…)

Aussi, je t’enjoins à prôner l’irrévérence si chère à la culture. Dans la culture le masque est une farce, pas un garde-fou. Alors au diable, les places limitées, les masques obligatoires, les gestes barrières. Ouvrons les vannes, trouons nos masques et foutons le bordel ma Roselyne. La culture n’a rien de scientifique. Elle n’est même pas sérieuse. Alors sa cheffe doit se montrer à la hauteur et s’élever encore pour que chacun de nous puisse en jouir. Peu me chaut que mamie jacqueline – et l’univers sait combien je l’aime – décède d’un sombre virus, pourvu que ce soit au nom de la culture. La seule et unique raison de vivre avec l’amour. Je préfère mourir dans l’excès que vivre en pisse-froid. Car au fond, je sais que tu sais que Bedos à raison. Il a tellement raison que ce n’est plus Nicolas le « fils de », mais Guy le « père de ».

On porte tous des masques. Depuis toujours. Mais le bleu de ce masque n’a rien de ciel, il est gris. Et il nous enferme.

Ouvre les restaurants ma Rosy, laisse les bars nous enivrer comme avant. Ne donne pas d’argent au cinéma, mais donne nous plutôt l’envie d’y retourner. Empêche-les de nous empêcher. Tout n’est pas fragile. Ta destinée, c’est l’espoir d’un monde qui ose. Ta destinée c’est de se poser comme celle qui s’oppose en grimpant sur le bûcher des réseaux sociaux. Fière et forte.  

Tu es une femme de gout, comme en atteste les différents ministères par lesquelles tu es passée et je compte sur ta voix suave pour dire ce que tu as à dire.

Ce que j’espère avec cette lettre ? Une réponse me faisant état de la politique que tu comptes mener au nom de la culture.

PS : Je profite de cette tribune pour souhaiter l’anniversaire de mon ami Victor C. (qui serait enchanté d’un petit mot de ta part également).

Tristan Mausurga

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